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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Le rôle du moi est de conquérir le ça. - Freud suit en partie la théorie philosophique de Nietzsche, mais contrairement à Nietzsche qui affirme que la conscience n'est qu'une illusion, il considère que « Où était le Ça, le Moi doit advenir », ainsi qu'il l'écrit dans ses Nouvelles conférences sur la psychanalyse (troisième conférence). - Nous savons que le ça freudien constitue ce que l'on nomme généralement « l'inconscient » et qu'il se compose de pulsions brutes et inorganisées. Le Moi peut par contre être considéré comme la conscience, conscience qui s'est assimilée le principe de réalité et l'a fait sien, développant ainsi la rationalité chez l'individu. - Aussi, ce que Freud veut nous dire, c'est que la conscience doit parvenir à s'imposer à l'inconscient. La conscience incarne l'instance capable de faire advenir au monde un sujet cohérent en prenant le dessus sur l'inconscient. - La conscience doit s'imposer à l'inconscient car la première s'est forgée grâce au principe de réalité, alors que le second ne répond qu'à l'appel du principe de plaisir. C'est donc le premier qui est le mieux à même de nous permettre de vivre avec cette réalité. - Cette exigence d'imposer la rationalité au ça est sous-tendue par l'hypothèse selon laquelle les lois qui régissent la part consciente de l'individu sont différentes de celles qui règnent dans la part inconsciente. L'inconscient est dirigé par ce que Freud appelle le processus primaire et la conscience par le processus secondaire.
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Analyse du sujet :
- Il semble intuitivement évident de considérer qu’il y a rupture de l’inconscience au conscient, car si l’on comprend l’inconscience comme l’absence de conscience, il n’y a pas lieu de tracer une continuité de l’une à l’autre.
- Toutefois, le simple fait que l’on puisse passer de l’inconscience à la conscience et inversement nous invite à suggérer qu’il y a bien un lien entre l’une et l’autre.
- Si l’on ne pense pas le problème ainsi, il faut accepter l’idée que quelque chose nous transfère de la conscience à l’inconscience, que quelque chose nous permette de faire le saut de l’une à l’autre, hypothèse qui semble délicate à soutenir.
- Il faut se rappeler que Freud a renouvelé la conception que nous avions de l’inconscient, puisqu’il en a fait une instance autonome, capable de désirs et soumis à certaines lois.
- Des suites de l’influence de Freud, il est communément accepté que l’inconscient dirige un grand nombre de nos actions conscientes et que celles-ci ne seraient que l’aboutissement du processus inconscient.
- Tout le problème consiste alors à savoir à quel point le passage de l’inconscient au niveau conscient implique des modifications.
- Si la conscience ne fait que continuer l’opération initiée inconsciemment, alors il y aurait continuité, mais si elle en modifie radicalement la consistance, on peut alors considérer qu’il y a rupture.
Problématisation :
Il apparaît évident que le fait de plonger dans l’inconscience nous ramène à un état totalement différent de celui dans lequel nous sommes quand nous sommes conscients. Toutefois, il est peu probable que nous soyons expédiés dans un autre monde à l’occasion d’un coma ou d’une simple sieste. Aussi, nous pouvons supposer qu’il existe bien un lien de l’inconscience au conscient. Le problème consistera principalement pour nous à évaluer la nature de ce lien : implique-t-il un tel changement qu’il puisse s’apparenter à une rupture ?
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